Malgré les progrès des technologies Lab-on-a-Chip, la manipulation mécanique des cellules vivantes sans nuire à leurs membranes est toujours un défi. Cette contrainte limite l'application des systèmes bioélectroniques et microfluidiques modernes. Lors de la culture d'organoïdes, il est essentiel d'organiser les grappes de cellules souches de manière précise, car leur positionnement initial influence la structure du modèle organique futur. De plus, les organoïdes neuronaux doivent être fixés pendant de longues périodes pour permettre la formation de connexions axonales, tout en surveillant les réponses chimiques sans perturber les échantillons. En médecine personnalisée, l'accent est mis sur le test de médicaments sur des cellules de patients spécifiques, ce qui doit être fait de manière efficace et simultanée. Chaque transfert entre dispositifs présente un risque de perte de matériel précieux. Des chercheurs de l'ETH Zurich ont proposé une solution : une puce CMOS dotée de micro-pinces intégrées qui supprime les limitations des méthodes de manipulation sans contact. Ce système innovant a été présenté lors de la conférence ISSCC en février 2026. Cet article explorera les principes opérationnels des actionneurs et les capacités analytiques de la plateforme.
Capturer des cellules sans les endommager : le fonctionnement des puces CMOS avec micro-pinces
La manipulation de cellules vivantes sans endommager leurs membranes reste un défi majeur. Une nouvelle conception de puce CMOS vise à surmonter cette difficulté.
